Il fait partie de la solution pour faire face à la crise actuelle
Avec 253 dossiers et 668 millions d’euros investis en capital, les acteurs belges du secteur du capital investissement (“private equity”) ont pour une troisième année consécutive stimulé l’économie de notre pays. Ces chiffres correspondent à ceux des années 1999-2001. En comparaison avec les années 2006 et 2007, pour lesquelles le niveau d’investissement en capital avait atteint respectivement 939 et 940 millions d’euros, nous constatons une diminution de 25%. Toutefois, le nombre de dossiers qui a pu bénéficier cette année d’un apport en capital des acteurs belges est resté stableé; ce sont les montants investis par dossier qui ont diminué.
Les acteurs belges s’inscrivent assez bien dans la tendance européenne où l’on constate une consolidation des investissements des acteurs du capital investissement à un niveau élevé et une diminution en valeur par rapport à 2007. Par contre, nous constatons que le nombre de dossiers financés en Europe a diminué plus fortement en absence de grands dossiers. Il faut rappeler que la Belgique reste un marché d’acteurs de taille petite et moyenne et qu’il n’y a que très peu de dossiers de grande ou très grande taille. Comparé à leurs collègues européens, les acteurs belges investissent plus de la moitié dans les segments du capital risque et du capital de croissance alors qu’en Europe 80% des investissements se réalisent dans les financements de transmission d’entreprises (« buyouts »).
En regardant de plus près, nous pouvons constater pour les trois catégories distinctes du secteur les tendances suivantes:
- le capital risque (« venture capital ») se maintient très bien. Les acteurs belges du secteur ont investi en capital 202 millions d’euros répartis dans 193 dossiers. La moitié de ce montant (et 123 dossiers) a été financé sous forme de capital d’amorçage et de démarrage qui démontre clairement que ce créneau représente un quote-part considérable de l’activité et qui distingue les acteurs belges de leurs homologues européensé;
- le capital croissance (« growth capital ») se maintient également très bien. Avec 141 millions d’euros en capital investis dans 18 dossiers, le secteur a donné un apport important auprès d’entreprises qui, malgré la crise économique et financière, cherchent des fonds pour soutenir leur développement et leur croissanceé;
- même si le capital transmission (« buy-outs ») a connu un certain recul en 2008, force est de constater que l’on se maintient à un niveau historiquement élevé : 301 millions de capital pour 42 dossiers.
Les acteurs belges du secteur du capital investissement confirment également l’internationalisation de leur activité. Depuis plusieurs années nous constatons une progression de leurs investissements à l’étranger, dont la majeure partie s’effectue dans les pays limitrophes. En 2008, les acteurs belges y ont investis 389 millions d’euros en capital, soit une progression de 90%.
D’autre part, le montant investis par les acteurs étrangers en Belgique est retourné à un niveau plus normal. Dopée par quelques opérations de grande envergure en 2007, le chiffre du capital investi par ces fonds étrangers en Belgique avait atteint le sommet de 1,327 milliard d’euros. En absence de dossiers de grande taille en 2008, ce montant est retombé à 427 millions d’euros, soit le niveau de 2005-2006.
Au niveau de la levée de nouveaux fonds par le secteur du capital investissement, nous constatons pour la troisième année consécutive un niveau élevé. Avec 608 millions d’euros levés en 2008, nous sommes légèrement au dessus des 598 millions d’euros de 2007. Nous constatons également que les banques et les investisseurs « corporate » ont été substitués par les fonds de fonds et le secteur public.
Les désinvestissements (« exits ») ont été en recul net en 2008. Il est clair que la situation économique difficile a rendu les désinvestissements plus difficiles et sans doute moins attractifs. Le montant des sorties est tombé de 605 millions d’euros en capital en 2007 à 314 millions d’euros en 2008.
Comme l’an dernier, la majorité des désinvestissements s’est réalisée par une vente à des acteurs industriels. Par contre, les introductions en bourse ont totalement disparu en 2008. A terme cette évolution est préoccupante car la bourse reste un moyen de financement crucial pour bon nombre d’entreprises. Une introduction en bourse permet aux entreprises soutenues par le capital investissement durant leur développement précoce d’avoir accès à des montants de capitaux suffisants pour réaliser les étapes ultérieures de leur croissance. En outre, il est encourageant de voir que, malgré le climat économique difficile, le nombre de participations qui ont du être amorties est resté très faible.
La valeur totale du portefeuille des acteurs belges du capital investissement se situe à un niveau record de 3.557 millions d’euros en 2008. En 2007, cette valeur atteignait 3.207 millions d’euros.
L’année 2009 se présente pleine de défis pour le secteur. D’une part, grâce aux fonds récoltés ces dernières années, le secteur dispose de moyens importants pour se développer. En investissant chaque année dans 250 entreprises, souvent jeunes et innovantes, le capital risque permet la création et le développement des entreprises de demain. D’autre part, notre secteur devra rester vigilant dans la gestion de son portefeuille d’entreprises existantes qui devront affronter un contexte économiquement en financièrement difficile. Le fait que les acteurs belges n’ont utilisé que des niveaux de dettes modérées dans le financement de leurs acquisitions ces dernières années, permettra à la toute grande majorité des acteurs de gérer plus facilement leurs participations et de se concentrer sur l’excellence opérationnelle.
En résumé, en fonctions des nombreux points mentionnés ci-dessus, nous sommes persuadés que le secteur du capital investissement fait partie de la solution permettant un redressement économique du pays.
Pour plus de renseignements, veuillez contacter
<ul><li>Guy Geldhof, Secrétaire Général de la BVA, Tél: 0475/52.86.86
</li><li>Alain Parthoens, Président de la BVA, Tél. 02/775.30.53</li></ul>Vous pouvez voir la présentation ici.
A propos de la BVA
La BVA est une association regroupant les acteurs de capital investissement actifs en Belgique. La BVA compte présentement 75 membres dont 39 sociétés d’investissement parmi ses membres. L’association a pour but:
- d’étudier et de promouvoir le capital investissement en Belgique, et de constituer un porte-parole commun à l’égard de toutes les autoritésé;
- d’assurer des contacts avec des associations similaires en Belgique et à l’étranger, notamment la European Private Equity and Venture Capital Association (EVCA)é;
- d’effectuer le traitement statistique des données provenant du secteuré;
- de favoriser le climat d’entreprise général en Belgique.